Revue républicaine

  • Le naufrage de la zone Euro
  • Au hasard
  • Archives
  • RSS
  • Contactez-nous
  • Proposer un billet
banner
Nous sommes 17 Etats membres copropriétaires de notre monnaie commune, je n’envisage pas une seconde que la Grèce quitte la zone euro, c’est du non-sens, c’est absurde, c’est de la propagande.

Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe, lors d’une conférence de presse, hier 14 mai.

Pendant ce temps, d’autres personnalités semblent envisager de plus en plus sérieusement cette hypothèse, dédramatisant l’enjeu tant pour la zone euro que pour la Grèce elle-même. Ainsi Wolfgang Schäuble, le 11 mai, affirmait-il que “la zone euro [pouvait] supporter une sortie de la Grèce”. Hier, il renchérissait en indiquant qu’en dépit des nombreuses “turbulences” qu’occasionnerait un tel événement, il permettrait à la Grèce de dévaluer et d’ainsi soutenir sa compétitivité… De tels propos de la part du ministre des Finances allemand, au lendemain de la sévère défaite électorale de la chancelière Merkel, est pour le moins spectaculaire.

S’ajoutent à cela les récentes déclarations du président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, qui évoquait la semaine dernier, sans la nommer, l’éventualité d’une sortie de l’euro. Impensable il y a encore quelques semaines, celle-ci est maintenant un scénario reconnu par les autorités européennes.

Tout le monde sait bien, pourtant, que le divorce est, non pas possible, mais inéluctable. Le plan d’ajustement structurel imposé à Athènes ne résiste pas à la pression d’un peuple frondeur et en souffrance profonde. Ces réformes sont nécessaires pour sortir la Grèce de la triche, du corporatisme et de la corruption, mais le tempo imposé par la Troïka n’a jamais été réaliste, sauf à le maintenir sous le joug d’un régime autoritaire. En l’absence d’alternative acceptable pour les créanciers, le seul chemin est celui de la dévaluation, donc de la sortie de l’euro. Il est peu probable en effet que les partenaires d’Athènes continuent, à perfuser à fonds perdus un malade qui refuse les remèdes qui lui sont imposés.

Si, comme cela semble se profiler, de nouvelles élections législatives sont organisées en juin, elles seront, pour la Grèce dans l’euro, celles de la dernière chance. Le peuple grec peut bien, en grande majorité, souhaiter rester dans le club de la monnaie unique. Étant donné qu’il a tout aussi clairement indiqué, dans les urnes, qu’il refusait d’en respecter un règlement intérieur qui le plonge brutalement dans la misère, il doit aller au bout de son choix.

    • #Europe
    • #euro
    • #crise
    • #Grèce
    • #Jean-Claude Junker
    • #Eurogroupe
  • Il y a 4 jours
  • 1
  • Permalien
  • Partager
    Tweet
Sarkozy avait quelque chose à prouver à son père. Hollande doit quelque chose à sa mère. La grande différence est là.
  • Il y a 1 semaine
  • Permalien
  • Partager
    Tweet
Le plan de sauvetage a été clairement annulé par le verdict populaire.

Alexis Tsipras, chef du Syriza, parti d’extrême gauche arrivé au rang de deuxième force politique en Grèce, chargé de former une coalition de gouvernement, le 8 mai 2012.

Depuis, les tractations sont demeurées dans l’impasse : la Grèce est pour le moment ingouvernable et l’avenir du Mémorandum est sévèrement compromis.

    • #euro
    • #Europe
    • #crise
    • #Grèce
    • #élections
    • #Syriza
    • #Alexis Tsipras
  • Il y a 1 semaine
  • Permalien
  • Partager
    Tweet
'\x3ciframe src=\x22http://www.dailymotion.com/embed/video/xqlvw7\x22 width=\x22500\x22 height=\x22281\x22 frameborder=\x220\x22\x3e\x3c/iframe\x3e'

Alors que nous nous rendons aux urnes, les Grecs en font de même pour des législatives à haut risque pour le Memorandum et la zone Euro…

  • Il y a 1 semaine
  • Permalien
  • Partager
    Tweet

Fin de partie

Ces derniers jours, la campagne présidentielle s’est abîmée dans les plus abjectes polémiques. Il n’est plus question de projet pour la France, plus question de tracer une voie crédible pour sortir de l’ornière un pays qui, comme tant d’autres vieilles démocraties occidentales, voit s’épuiser son influence dans le monde, son socle industriel, son modèle social et jusqu’à son identité.

Des deux candidats en présence, le meilleur qualifié du premier tour s’efforce, par tous les moyens, de conserver la virginité qui lui promet la victoire par défaut. N’ayant jamais porté de responsabilités nationales, n’ayant jamais eu à assumer le moment difficile du choix qui engage un pays, homme sans histoire et sans bilan, personnage composé à l’inspiration mitterrandienne, il navigue avec toute l’habileté qu’on lui connaît sur le puissant courant qui éloigne les Français de son adversaire, en se mouillant le moins possible. Peu importe qu’il n’ait rien prouvé jusqu’ici. Peu importe que ses engagements soient, sur l’essentiel, des illusions qui se briseront vite sur des récifs bien réels : François Hollande est parvenu, en restant dans le creux, à se forger une silhouette de président qui, tant est fort le rejet de l’occupant actuel de la fonction, suffit à rassembler les suffrages.

Face à lui, le président-candidat devenu outsider est à l’exact inverse : laissant au fil de la campagne s’effacer les contours de la fonction, il n’est plus aujourd’hui qu’une masse informe de discours et de gestes, relayé par une cohorte de mercenaires oublieux des règles élémentaires du débat démocratique. Lesté par un bilan dont il n’a pas su faire voir la part estimable, si peu pénétré de la France qu’il s’est laissé, sans clairvoyance, approcher et entourer par ses pires démons, Nicolas Sarkozy est redevenu ce qu’il est : un corps sans squelette, une simple énergie, un flux en mouvement perpétuel, que seul guide un instinct qui, chez lui, n’est pas le meilleur conseiller.

Dans quelques jours, les Français retourneront aux urnes. Il est probable qu’ils préfèreront des contours bien propres à des contenus saumâtres, pensant peut-être avoir une chance d’y mettre en suite un peu d’eux-mêmes.

La campagne de Nicolas Sarkozy aurait pu être le moindre de ses échecs. Après tout, gouvernée pendant tant d’années par la droite, la France pouvait, ne serait-ce que par souci d’hygiène démocratique, aspirer à l’alternance. De surcroît, une crise majeure est passée par là, réservant mécaniquement le mauvais rôle à celui qui dut l’affronter. Depuis le début, l’équation du scrutin est simple. Elle met en balance deux perceptions : celle du passif de l’un et celle de l’aptitude de l’autre. Suivant cette arithmétique, rien n’était joué, chacun avait sa chance. Aujourd’hui, après quelques semaines de campagne, les jeux sont faits. François Hollande n’a pas commis d’erreur quand Nicolas Sarkozy n’a évité aucun piège, jusqu’à tutoyer l’indignité et susciter, dans son propre camp, un mouvement centrifuge dont personne ne sait, pour l’heure, ce qu’il résultera. Les jeux sont faits mais il n’y aura aucun gagnant. Le futur occupant de l’Élysée héritera d’un pays désorienté et divisé, affaibli et démoralisé, dont une part grandissante sent monter la tentation de la révolte. Il devra, sur des plaies à vif et des contradictions irrésolues, donner corps à la fonction qu’il aura reçue au titre de la présomption d’innocence et trouver les voies du rassemblement.

Pour notre pays, souhaitons-lui de réussir tout en restant lucides : à l’évidence, si le changement est pour maintenant, l’espoir n’est pas encore pour demain.

    • #élection présidentielle
    • #Nicolas Sarkozy
    • #François Hollande
  • Il y a 3 semaines
  • 1
  • Permalien
  • Partager
    Tweet

Europe : François Hollande est plus apprenti que sorcier

François Hollande s’adresse à la Banque centrale européenne. Interrogé sur les moyens de soutenir la croissance, il répondu : « Elle a deux moyens de le faire. » « Le premier, c’est de baisser les taux d’intérêt si nous pensons qu’effectivement il peut y avoir par ce biais-là un soutien à la croissance. Et moi j’y suis favorable, donc à la Banque centrale d’aller dans cette direction. » Louable intention… mais a-t-il échappé au candidat socialiste que, depuis le traité de Maastricht qu’il avait lui-même ardemment soutenu, la BCE était indépendante, qu’elle ne suivait qu’un objectif, la stabilité des prix, et qu’elle n’obéissait donc qu’à elle-même ?

(c) AFP.

M. Hollande évoque aussi un second moyen de relance : « Il serait plus judicieux, plus efficace, plus rapide que la Banque centrale européenne prête en premier et dernier ressort. Cette position je la défends depuis des années, c’est ce qui se passe aux États-Unis, c’est ce qui se passe aussi en Grande-Bretagne. » Outre le fait que cette position est restée, « depuis des années », bien discrètement défendue, elle est, bien évidemment, rejetée avec la dernière énergie par une Allemagne plus attachée à l’orthodoxie monétariste qui a forgé sa puissance qu’à la moindre considération d’intérêt général européen.

Depuis vingt ans, l’Allemagne gouverne l’Europe derrière le paravent d’un apparent consensus. Les traités successifs sont l’œuvre de stratèges germaniques assez habiles pour laisser, sous la dictée, la plume à nos meilleurs idiots utiles — Jacques Delors, Valéry Giscard d’Estaing. Et, si cet état de fait devait évoluer, ce ne serait certainement pas dans le cadre d’une stratégie de compromis. Si la tonalité évolue dans les discours, si la nécessité de croissance semble revenir à l’ordre du jour, les satellites de l’Allemagne préfèreront toujours la fidélité à Berlin aux avances de Paris et les États en difficulté ont trop besoin à court terme du soutien — déjà fragile — d’Angela Merkel et de la confiance des marchés pour tenter une aventureuse confrontation.

Par ailleurs, comme cela fut rappelé hier soir dans Des Paroles et des Actes, la vision d’une stratégie de croissance généralement répandue en Europe est foncièrement libérale et donc aux antipodes des intentions de François Hollande, qui n’a d’alliés qu’imaginaires, jusqu’au SPD s’il est contraint, pour des raisons de politique intérieure, de transiger avec la CDU .

Bref, si le candidat socialiste désigne une fin à laquelle nous souscrivons d’autant plus que nous la défendons nous-mêmes depuis longtemps — la révision du dogme monétariste et le financement direct de l’économie par la banque centrale —, il n’aura pas les moyens de son ambition sans pousser la zone euro à l’éclatement. Quels que soient les discours de campagne, les faits sont têtus et risquent fort d’inscrire, à brève échéance, les promesses de M. Hollande au rang des  désillusions du prochain quinquennat.

Lire :

  • Romaric Godin, “Europe : Hollande rêve-t-il ?”, La Tribune, 18 avril 2012

    • #François Hollande
    • #Angela Merkel
    • #Allemagne
    • #Europe
    • #dette
    • #économie
    • #croissance
    • #Banque centrale européenne
  • Il y a 3 semaines
  • Permalien
  • Partager
    Tweet
Si la Chine demeure sur le banc des accusés, un autre pays commence à poser problème : l’Allemagne. En coulisse, Washington accuse Berlin de bénéficier de la faiblesse de l’euro causée par la crise des dettes souveraines européenne et d’engranger d’énormes surplus commerciaux. Pour l’administration américaine, si le Deustche Mark existait encore, son taux de change serait bien plus élevé.
Si Washington continue à faire pression sur la Chine pour qu’elle laisse enfin s’apprécier sa monnaie, l’administration américaine a également pointé un doigt accusateur sur l’Allemagne, lors de la dernière réunion FMI-G20 à Washington, ce week-end. On ne saurait mieux dire : alors que la surévaluation de l’euro est manifeste pour les pays du sud de la zone, la monnaie unique se situe aujourd’hui à un cours inférieur à ce que serait celui du Mark. Comment imaginer que ce grand écart soit longtemps tenable ?
  • Il y a 3 semaines
  • Permalien
  • Partager
    Tweet

L’effet Toulouse ?

Propagé un peu avant l’extinction de l’embargo, le dernier sondage CSA fait état d’une remontée de Marine Le Pen et d’une progression de Nicolas Sarkozy, qui apparaît désormais nettement en tête au premier tour.

Sondage CSA. 1er tour : Sarkozy 30, Hollande 26 (-2). 2nd tour : Hollande 53 (-1), Sarkozy 47 (+1). Mélenchon se tasse, Le Pen monte

— Thomas Wieder (@ThomasWieder) Mars 28, 2012

Effet Toulouse ? Le drame récent a, sans nul doute, créé un choc dans l’opinion et un raidissement général des responsables politiques et des électeurs. Cette polarisation ne peut profiter qu’aux marchands de peur, ceux qui évoquent les menaces, les construisent, les agitent, les manipulent, étant perçus comme étant mieux à même de traiter les problèmes qui leur sont liés que ceux qui les nient ou les minimisent. Le piège de 2007 est en train de se rouvrir en grand. La gauche tombera-t-elle à nouveau dedans ?

    • #politique
    • #élection présidentielle
    • #Nicolas Sarkozy
    • #François Hollande
    • #Marine Le Pen
  • Il y a 1 mois
  • Permalien
  • Partager
    Tweet
'\x3ciframe src=\x22http://www.dailymotion.com/embed/video/xpgky3\x22 width=\x22500\x22 height=\x22281\x22 frameborder=\x220\x22\x3e\x3c/iframe\x3e'

Xerfi Canal a reçu Jean-Michel Severino, directeur de recherches à la Fondation pour la recherche sur le développement international (FERDI), qui a présenté son dernier ouvrage, Le Grand basculement - La question sociale à l’échelle mondiale (éd. Odile Jacob).

Dans cette troisième et dernière partie, l’invité plaide pour une remondialisation heureuse. Le protectionnisme ne serait pas l’avenir pour la simple raison que, à 9 milliards d’habitants dans quelques années, la planète sera pleine comme un œuf et de facto en demande d’échange puisque ce sera la clef du développement économique des grandes masses démographiques de demain. Soyons sûrs que les pays émergents et en développement sauront prendre les moyens, si nous y rechignons, de nous forcer à l’ouverture. Tout le problème est donc de “remondialiser” la planète selon un jeu coopératif, dans la recherche globale de la convergence d’intérêts.

Pour cela, Jean-Michel Severino préconise de redonner du potentiel aux marchés intérieurs, notamment par la levée des freins actuels, lesquels sont principalement liés aux inégalités (voir la deuxième partie de l’entretien). Il faut aussi, selon lui, parvenir à mettre en place des formes de gouvernance mondiale qui s’appuient sur l’appropriation locale des enjeux globaux.

Parmi ces enjeux, il en est un d’ailleurs qui se trouve aujourd’hui massivement occulté alors qu’il constitue peut-être la clef de la résolution des grands déséquilibres mondiaux : le développement de l’Afrique. L’Afrique sera-t-elle pour les pays émergents ce que ces derniers sont pour les vieilles économies de l’OCDE ? Sera-t-elle un moteur de croissance pour la planète dans une architecture du commerce mondial rééquilibrée ou bien un concurrent supplémentaire, facteur d’instabilité et de conflit ?

À côté de cette question se trouve celle de la grande pauvreté : on estime à 2 milliards le nombre d’être humains qui vivront, en 2050, avec moins de un dollar par jour. C’est une bombe à retardement qui invite à réfléchir à la mise en place d’un filet de sécurité sociale mondial, en commençant par mieux coordonner et rendre plus efficace les sommes considérables consacrées aujourd’hui à l’aide humanitaire et à l’aide publique au développement (130 milliards de dollars par an, en croissance constante).

    • #mondialisation
    • #économie
    • #prospective
    • #Afrique
    • #commerce international
    • #démographie
    • #Jean-Michel Severino
  • Il y a 2 mois
  • Permalien
  • Partager
    Tweet

Pourquoi le protectionnisme augmente dans le monde

L’inflation des mesures protectionnistes est observable dans toutes les zones du monde. Argentine, États-Unis, Russie, Chine multiplient les opérations ciblées visant soit un État ou un groupe d’États, soit un secteur particulier. S’il est sûr que la généralisation de comportements non coopératifs ne peut mener qu’à une forte contraction du commerce mondial et avoir un impact catastrophique sur la croissance, la mise en place à l’échelle mondiale de règles vouées notamment à corriger les déséquilibres majeurs de coûts salariaux et favoriser un nivellement par le haut des conditions sociales, apparaît aussi idéaliste que nécessaire. La mondialisation sera sociale ou, tôt ou tard, ne sera plus.

    • #commerce international
    • #mondialisation
    • #protectionnisme
    • #Russie
    • #Argentine
    • #Union européenne
    • #Organisation mondiale du commerce
  • Il y a 2 mois
  • Permalien
  • Partager
    Tweet
← Plus récent • Plus ancien →

À propos

Les républicains et gaullistes en ligne.
Bloc-notes complémentaire du site Revue-republicaine.fr
[ Admin ]

Présence en ligne

  • @revuerep sur Twitter
  • Page Facebook
  • Google

Twitter

loading tweets…

Amis et références

Laurent de Boissieu
Jean-Pierre Chevènement
Coralie Delaume
Nicolas Dupont-Aignan
David Desgouilles
Paul Jorion
Hervé Juvin
Julien Landfried
Frédéric Lordon
Claude Nicolet
Laurent Pinsolle
Natacha Polony
Jean-Michel Quatrepoint
Chroniques du Yéti
  • RSS
  • Au hasard
  • Archives
  • Contactez-nous
  • Proposer un billet
  • Mobile

(c) Revue-republicaine.fr, 2011.. Effector Theme par Carlo Franco.

Hébergé par Tumblr